UNE ANNÉE SANS PRÉCÉDENT

2005
Cette saison est celle de tous les records. Depuis la création de la SOPFEU, il s’agit de l’année où le plus grand nombre de feux a été combattu, soit 1 374 brasiers dont 1 258 dans la zone de protection intensive. Dans cette dernière, des records de superficies sont également atteints avec 386 671 ha brûlés. La météo contribue grandement à ce nombre élevé d’incendies. En effet, l’été 2005 est le plus chaud depuis 1947 et la foudre s’abat à plusieurs reprises sur la province, allumant 722 feux. 

La SOPFEU connaît trois périodes critiques durant cette saison, du 30 mai au 19 juin, du 10 juillet au 20 août ainsi qu’une dernière à la mi-septembre. Comme se le rappelle Robert Lemay, agent à la prévention et à l’information,  « La charge de travail pour la base de Val-d’Or n’a pas vraiment diminué tout au cours des mois. Dès le printemps jusqu’à tard à l’automne, il n’y a eu que peu de 
répit. » Au point culminant de la saison, plus de 1 200 personnes travaillent au combat des incendies, requérant des dépenses de 70,5 M$. Des ressources provenant de plusieurs provinces canadiennes et États américains sont mobilisées pour combattre les incendies en sol québécois. Le combat aérien nécessite, quant à lui, plus de 16 000 heures de vol, ce qui représente le triple du nombre d’heures moyen des 10 dernières années. Au plus fort de l’action, 95 hélicoptères travaillent simultanément au combat. Les 14 avions-citernes utilisés par la 
SOPFEU font plus de 25 000 largages.

Un feu dans le secteur de Chibougamau attire l’attention des médias et de la population. Le premier ministre ainsi que les ministres de la Sécurité publique et des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) se déplacent même sur les lieux afin de rencontrer les autorités locales.

Incendie menaçant la ville de Chibougamau en 2005

Deux comités ad hoc sont formés pendant l’année. Le premier, en réaction au projet de Loi 71, doit rechercher de nouvelles façons d’assurer la viabilité économique de la SOPFEU tout en satisfaisant les membres bénéficiaires qui ont vu leur volume de récolte autorisé diminuer considérablement. Un second comité est quant à lui mandaté de trouver de nouvelles sources potentielles de financement qui assureront la participation économique des clientèles qui profitent directement ou indirectement du système de protection. 

Résultats des travaux amorcés en 2002, la SOPFEU obtient sa certification ISO 9001:2000. Une première mondiale pour une organisation de lutte contre les incendies de forêt.

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