LES ÉVÉNEMENTS MARQUANTS DE LA SOPFEU

1998
L’année est relativement calme en ce qui a trait aux incendies de forêt, cependant il en est tout autrement pour les relations de travail qui sont tendues. Malgré des séances de conciliation entre l’employeur et le syndicat, aucune entente n’est encore conclue et les conventions de travail sont échues depuis déjà deux ans. Les employés choisissent donc d’exercer des moyens de pression afin de signifier leur impatience face à la situation. Pour inciter à un retour à l’ordre, le gouvernement du Québec assujettit la SOPFEU aux dispositions du Code du travail sur les services essentiels, une première pour la Société. 

Dans le cadre des opérations, un avion d’aéropointage de type King Air 90 s’écrase à flanc de montagne lors d’une mission d’arrosage sur un incendie, à Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix. Heureusement, le pilote et l’aéropointeur s’en sortent la vie sauve.

En juin, la pluie fait chuter les indices ce qui permet à la SOPFEU de prêter massivement des ressources humaines et matérielles aux autres provinces.

À présent, la SOPFEU est munie d’un site Internet qui rend accessible à ses membres un bon nombre d’information dont les mesures préventives.

Campagne de prévention amorcée en 1998
Sous le thème « La négligence c’est faire un trait sur la forêt », le Service de l’information a lancé une nouvelle campagne destinée aux utilisateurs de la forêt. Également, une participation à l’émission « Accès interdit » sur les ondes de TQS permet à l’organisation de bénéficier d’une très bonne tribune pour présenter au grand public ses activités.

Au cours de l’hiver, le personnel de la SOPFEU est mis à contribution pour une mission hors de l’ordinaire comme l’explique Daniel Normand: « une quarantaine de personnes ont été envoyées sur le terrain afin de participer aux travaux concernant la crise du verglas. Les équipes s’occupaient de couper la glace à la scie mécanique et de couper les branches brisées par le poids de la glace. C’était un travail assez difficile notamment en raison des pannes de courant qui sévissaient partout au sud de Montréal.»

1999
La saison tient en haleine les ressources de l’organisation du début à la fin avec un total de 1 005 incendies et des superficies détruites de 27 806,8 ha. Parmi ceux-ci, un incendie dans le secteur du Parc des Grands-Jardins affecte 5 197 ha et un autre aux abords de la ville de La Baie se propage sur 1 285 ha. Sur la Côte-Nord, d’autres incendies d’importance surviennent, notons entre autres, un incendie près du lac Brochet et au nord de Natashquan.

La Société participe à quatre reportages télévisuels valorisant ses services et sa mission, un exercice qui permet d’augmenter la reconnaissance de l’organisation. De plus,  la saison active permet à l’organisation de bénéficier d’une excellente couverture médiatique. 

2000
Avec un total de 475 incendies et 794 ha de forêt affectés, la saison 2000 est l’une des plus calmes jamais connues. Les périodes les plus actives ont lieu en mai et juillet alors que 212 incendies et 554 ha de forêt sont brûlés.

Sur le territoire sous protection restreinte, on dénombre 41 incendies qui ont couvert 38 414,4 ha. Cette situation entraîne deux évacuations préventives. La première près de LG-4, le 16 juillet, et la seconde à Kuujjuarapik, le 30 juillet.

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