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LA CINÉMATOGRAPHIE COMME OUTIL DE PRÉVENTION

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À l’heure actuelle, de nombreux outils sont utilisés par la SOPFEU pour informer la population et pour prévenir les incendies de forêt. Il est possible de penser à ce titre à la diffusion du danger d’incendie, à l’utilisation des médias sociaux, à la présentation de chroniques hebdomadaires à la radio ou bien encore à la participation à divers salons et expositions. Cependant, saviez-vous qu’à une certaine époque, un des moyens privilégiés était le cinéma? SHFQ- Projection de films muets En 1918, l’Association forestière canadienne organisait une première tournée nationale afin de faire la promotion de la protection des forêts directement auprès des habitants des régions forestières. Pour ce faire, l’association avait converti un wagon de train en réelle salle d’exposition ambulante, nommé Exhibition Car. Il lui était donc possible de visiter toute municipalité reliée par chemin de fer. Après trois années d’utilisation, la caravane avait parcouru plus de 13 000 kilomètres à tr...

LES CHRONIQUES DU DERNIER GARDIEN DE TOUR

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Présentation des chroniques Je suis Alain Sweeney, le dernier gardien de tour du Québec. J’ai effectué ce travail lors de l’été 1981. Alors âgé de 17 ans, fraîchement diplômé et prêt à devenir garde-forestier, au lieu d’un stage on m’offre ce gagne-pain particulier. À l’emploi de la société de protection des forêts de l’époque, mon rôle était de surveiller la forêt du sommet de la tour afin de repérer des fumées suspectes ou tout autre indice d’incendies. J’y travaillais suivant un cycle de 10 jours de travail suivis de 4 jours de congé, le tout de 8h à 17h. J’ai occupé cet emploi durant quatre mois, soit de mai à août. Je vous livrerai dans cette chronique, les différentes péripéties que j’y ai vécues! Les spécificités de la tâche La tour à laquelle on m’avait affecté était située au sommet du Mont du Général-Allard. Depuis plus de cinq ans, elle était la seule tour à être encore utilisée. Son positionnement sur la base militaire de Valcartier justifiait son utilisation puisque ...

LE MÉTIER DE GARDIEN DE TOUR

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La première tour utilisée pour la détection des feux de forêt en sol québécois a été inaugurée en 1910 au sud du lac Matapédia en Gaspésie. Située à 518 mètres d’altitude, elle permet au gardien de tour d’observer jusqu’à 260 000 hectares de forêt par beau temps. Le développement du réseau de tours atteint son apogée à la fin des années 1930 alors qu’il est constitué de plus de 500 tours. Ces dernières sont construites au sommet des montagnes dominantes et offrent une excellente visibilité des territoires forestiers à protéger. Il en existe encore quelques-unes à l’heure actuelle qui agrémentent le paysage québécois, bien que la majorité ait été détruite pour des raisons de sécurité.  Lors de la mise en place du système de tours, le gardien y demeure seul tout l’été, la durée de son séjour variant de quatre à cinq mois. Il travaille alors sept jours sur sept durant cette période. Son rôle est d’observer les territoires forestiers sous sa garde afin d’y repérer toute fumée ou ...

LA PLANIFICATION QUOTIDIENNE DU CHEF DE LUTTE EN ALERTE

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Le rôle du chef de lutte d’une équipe en alerte comporte plusieurs phases de préparation. Yannick Gaouette pompier forestier à la base principale de Val-d’Or, a accepté de nous en parler. « Lorsque je reçois en début de journée la confirmation que je suis désigné comme chef de lutte, je commence la cueillette d’informations : situation des interventions déjà en cours, l’analyse des données météorologiques actuelles et prévisions pour la journée, l’évaluation de l’assèchement des combustibles selon les secteurs ». Ces données sont accessibles dans le système d’information des incendies de forêt (SIIF) , développé par le personnel de la SOPFEU .  Il prend également connaissance de la fiche technique de la mission type qui confirme la charge utile qu’il pourra apporter à bord de l’hélicoptère. « C’est une étape très importante » précise Yannick. « Selon les appareils et les conditions climatiques, il peut y avoir de bonnes différences. Il ne faut pas dépasser le poids maxi...

POMPIER FORESTIER : UN MÉTIER PHYSIQUE!

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C’est connu, être pompier forestier est un travail physique! Afin de favoriser les bonnes méthodes d’entraînement, la direction de la base principale de Baie-Comeau et le syndicat représentant le personnel saisonnier ont mis en place un comité pour étudier la question du conditionnement physique. De ce comité bipartite créé en 2010 est née l’idée des séances d’entraînement à la tâche, puis d’un parcours entièrement dédié aux pompiers forestiers.  Interpellés par l’approche, certains ont aménagé un sentier de style crossfit en recréant certains mouvements et différentes tâches exécutés lors du combat des incendies. Le parcours est en construction depuis l’an passé et, à terme, il devrait compter huit stations. Les six stations actuellement créées permettent de faire des exercices variés : Simuler un terrain avec enjambement;  Monter et descendre des pentes; Recréer l’effort lors de l’arrosage terrestre. « J’ai imaginé le parcours afin qu’il sollicite plusie...

RÉCIT D'UNE MISSION HORS PROVINCE

Le peu d’activités de la présente saison de protection au Québec fait contraste avec ce que les provinces de l’Ouest canadien ont vécu jusqu’à présent. La Société de protection des forêts contre le feu a donc été en mesure de répondre favorablement à plusieurs demandes d’aide de ces provinces pour des avions-citernes, des équipements de lutte et du personnel. En juillet, c’est près de 110 pompiers forestiers québécois qui ont participé à deux missions en Alberta et au Manitoba. Nous vous invitons à écouter l’entrevue réalisée par la journaliste Frédérique Brais-Chaput, de la radio CHEF-99 de Matagami, qui a recueilli les commentaires des pompiers forestiers Jean-François Langevin et Félix Morin-Parent au retour d’un séjour à The Pas, au nord du Manitoba.

IMPLICATION DU PERSONNEL EN SANTÉ ET SÉCURITÉ

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Le combat des incendies de forêt comporte des risques inhérents qui ne se limitent pas qu’au seul travail sur la ligne de feu. Une multitude d’activités peuvent être à l’origine d’incidents ou de blessures. C’est pourquoi la Société de protection des forêts contre le feu se fait un devoir de bien identifier et définir les sources potentielles de risques et d’y apporter rapidement des correctifs qui assureront la sécurité et l’intégrité de l’ensemble de son personnel. À ce chapitre, l’apport des travailleurs est essentiel. En plus de signaler des situations problématiques, ils sont également appelés à faire partie des solutions en proposant des pistes d’amélioration tant au chapitre des méthodes de travail que des outils et équipements utilisés. L’échange d’information entre les différentes bases que ce soit par l’entremise des comités de santé et sécurité ou par des projets spéciaux permet de mettre en commun les différentes expertises des travailleurs. Les rampes mobiles pour...

COMMENT CALCULE-T-ON LE DANGER D'INCENDIE

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Le danger d’incendie est une évaluation de l’inflammabilité des combustibles forestiers (brindilles, racines, arbres, etc.) et des herbes sèches. Il provient des observations et des prévisions météorologiques des derniers jours ainsi que de l’historique des feux des années précédentes. Établie à partir des relevés de 191 stations météorologiques, cette donnée permet de prévoir le potentiel d’allumage de la forêt, mais aussi d’envisager le comportement d’un feu. Pour connaître le danger d’incendie, il est nécessaire d’avoir en main l’Indice Forêt-Météo (IFM). Déterminé par diverses composantes tenant compte de la température (°C), de l’humidité relative (%), de la vitesse du vent (km/h) et des précipitations (mm), l’IFM est le meilleur indicateur pour prévoir le niveau d’inflammabilité de la forêt. Pour l’obtenir, il faut considérer les composantes suivantes : • Indice du combustible léger (ICL):  Évaluation du potentiel d’allumage du combustible se trouvant à la surfa...